Mon enfant 
Grandir en confiance : les vaccins qui accompagnent chaque étape
Que faire quand il grandit ? 
En grandissant, les besoins de votre enfant évoluent… et son parcours vaccinal aussi. À l’école ou chez le médecin, certaines étapes clés permettent de continuer à le protéger au quotidien. Ici, vous trouverez des réponses simples et pratiques sur l’organisation des vaccins à l’école, les obligations, les rappels pour les ados ou encore la vaccination HPV (infections à papillomavirus humains) — pour vous aider à accompagner votre enfant, en toute sérénité.
Vaccination à l’école : l’essentiel pour les parents 
Dr Adler partage quelques repères utiles autour de la vaccination à l’école pour les enfants et les adolescents. Elle y apporte un éclairage pratique destiné à accompagner les parents dans leurs choix, en toute confiance.
Tout sur la vaccination de votre enfant et de votre ado 
« Concrètement, comment se passe la vaccination à l’école ? » 
À l’école, les séances de vaccinations sont organisées, en Fédération Wallonie-Bruxelles, par les Services de Promotion de la Santé à l’école (PSE), ou par les Centres Psycho-Médicaux-Sociaux (PMS) dans les athénées, généralement au cours des 2e primaire, 6e primaire, 2e secondaire et 4e secondaire. En Communauté flamande, ce rôle est tenu par les Centra voor Leerlingenbegeleiding (CLB), et en Communauté germanophone par Kaleido-Ostbelgien.
Ces vaccinations dans le cadre scolaire, gratuites et encadrées par les équipes de santé, ne concernent que les maladies suivantes : coqueluche, diphtérie, poliomyélite, tétanos, oreillons, rougeole, rubéole, infections à papillomavirus humains (HPV), et éventuellement rattrapage pour méningites et maladies invasives à méningocoque ACWY et hépatite B.
Ces vaccins ne peuvent être administrés qu’avec l’accord des parents et le consentement de l’adolescent. Un document d’autorisation de vaccination, indiquant le nom de la ou des maladies pour lesquelles une vaccination est proposée, vous est transmis par le Service PSE ou le Centre PMS. Le médecin scolaire ne réalisera la vaccination que si ce document est signé par un des deux parents.
Le moment recommandé pour une vaccination est dépassé ? Pour que votre enfant bénéficie d’une vaccination de rattrapage, vous pouvez contacter le Service de Promotion de la Santé à l’école de votre enfant (ou le Centre PMS s’il fréquente un athénée).
« Pourquoi faire les vaccins à l’école plutôt que chez le médecin ? » 
Pour les vaccinations de votre enfant, rien ne vous empêche évidemment de faire appel à votre médecin traitant ou votre pédiatre. Mais la vaccination à l’école est particulièrement pratique, car elle permet à votre enfant d’être vacciné selon le calendrier vaccinal, gratuitement et sans aucune contrainte organisationnelle.
« Suis-je obligé(e) de faire vacciner mon enfant ou puis-je refuser/discuter un vaccin – ou tous les vaccins ? » 
En Belgique, seule la vaccination contre la poliomyélite est obligatoire (arrêté royal du 26 octobre 1966). Néanmoins, personne ne peut vous l’imposer, ni à vous ni à votre enfant, en raison de l’article 8, paragraphe 1, de la loi du 22 août 2002 sur les droits du patient, qui prévoit que le patient a le droit de consentir librement à toute intervention d’un praticien professionnel moyennant information préalable. Autrement dit, la vaccination de votre enfant contre la poliomyélite ne peut se faire sans votre consentement, mais, si vous la refusez, vous vous exposez à une sanction pénale (une amende de 150 à 800 euros, voire une peine de prison de huit jours à un mois).
Aucun autre vaccin n’est obligatoire dans notre pays, sauf, pour les enfants de moins de 3 ans qui fréquentent une collectivité en Fédération Wallonie Bruxelles. Cependant pour tous les enfants, le respect du calendrier de vaccination est fortement recommandé, même s’il reste sur base volontaire et soumis à l’accord écrit des parents. Vous pouvez refuser ou discuter l’administration d’un vaccin, mais aussi demander un rattrapage si nécessaire.
Votre enfant fréquente un établissement de l’enseignement néerlandophone ? Dans ce cas, le consentement des parents est requis jusqu’à l’âge de 12 ans par le CLB responsable de la vaccination à l’école. A partir de 12 ans, les parents sont informés de la vaccination mais le consentement est demandé à l’enfant.
« Les vaccins, c’est aussi pour les ados ? » 
Si vos ados en quête d’autonomie se soucient peu de respecter le calendrier vaccinal, vous pouvez y penser pour eux ! D’autant que la vaccination d’un jeune de moins de 16 ans est soumise à l’accord de ses parents ou de son tuteur légal.
Pour vos ados, on parle surtout de rappel ou de rattrapage pour des vaccinations contre par exemple la diphtérie, le tétanos et la coqueluche, l’hépatite B, la rougeole, la rubéole ou encore les oreillons. Vous trouverez plus d’informations sur ainsi que le schéma à suivre sur le calendrier vaccinal de votre région.
Mais n’oublions pas la vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV, pour Human Papillomavirus) qui sont une famille de virus qui ont pour spécificité d’infecter la peau et les muqueuses1.
Il existe plus de 200 types d’HPV dont une douzaine sont appelés « à haut risque ». Ils sont impliqués dans l’émergence de précurseurs de cancers, et même responsables de certains cancers, dont le plus fréquent est le cancer du col de l’utérus mais aussi d’autres cancers chez la femme ou chez l’homme4 . Le vaccin HPV est inclus dans le calendrier vaccinal et est gratuit avant l’âge de 15 ans. Si vous voulez plus de détails sur les infections, visitez hpvinfo.be
« Le vaccin contre le HPV, c’est quoi ? » 
Instaurée en 2011, la vaccination HPV n’a d’abord été recommandée qu’aux filles, mais, comme dans tous les pays où elle est
inclue dans le calendrier vaccinal, cette vaccination a été étendue aux garçons dès septembre 20194.
Contrairement à ce qu’on croit, il n’est pas trop tard pour se faire vacciner contre le HPV si on a déjà eu ses premiers
rapports. La vaccination est gratuite et s’effectue en 2 doses dans le cadre de la vaccination scolaire ou chez un médecin de
votre choix pour les élèves de 1ère différenciée ou de 2ième secondaire (FWB) ou en 1ère secondaire via le CLB. Après l’âge de
15 ans et jusqu’à 30 ans révolus, il est recommandé de donner 3 doses de vaccins au lieu de 2. La vaccination contre le HPV est maintenant remboursée jusuq’à 30 ans révolus.
« Chez moi, le vaccin antitétanique a provoqué des réactions désagréables. Dois-je vraiment faire vacciner mon enfant/ado ? » 
Le vaccin contre le tétanos ne provoque généralement que des effets secondaires locaux : légère douleur au point d’injection, léger gonflement, rougeur. Il arrive toutefois que ces réactions soient plus prononcées : gonflement important, formation d’une zone dure, chaude et douloureuse autour du point d’injection. Les effets indésirables généraux – fièvre, maux de tête, courbatures… – sont peu fréquents. Quant aux vraies réactions allergiques graves, nécessitant un traitement médical immédiat, elles sont extrêmement rares, et elles surviennent toujours dans les 15 à 20 minutes après l’injection. C’est pourquoi il est recommandé de rester sur place pendant un quart d’heure après la vaccination.
Même si vous gardez un (très) mauvais souvenir de votre propre vaccination contre le tétanos, n’oubliez pas que le tétanos est une maladie infectieuse grave : 40 à 50% des personnes atteintes n’y survivent pas. Le tétanos est dû à la bactérie Clostridium tetani, présente dans la terre, dans la poussière, sur les plantes… Une fois qu’elle a pénétré dans l’organisme – une simple plaie suffit – elle produit une toxine qui se répand dans tout le corps, attaque le système nerveux et cause de violentes contractions musculaires, l’atteinte des muscles respiratoires pouvant entraîner le décès par asphyxie. Quels que soient les risques d’effets secondaires, mieux vaut donc faire vacciner votre enfant/ado.
S’il/elle a bénéficié de la vaccination complète (3 doses à 2, 3 et 4 mois et 1 dose de rappel à 15 mois) contre le tétanos dans son enfance, avec une dose de rappel à 5-6 ans, un autre rappel s’impose à 15-16 ans. S’il/elle n’a pas été vacciné(e) bébé, faites-le/la vacciner dès que possible : 2 doses à 4-6 semaines d’intervalle et la troisième dose un an plus tard. Avec des rappels réguliers tous les 10 ans, le vaccin contre le tétanos confère une protection contre la maladie1.
« Peut-on vacciner mon ado sans mon autorisation ? » 
Pas s’il a moins de 16 ans. Pour tout jeune de moins de 16 ans, la vaccination est soumise à un accord parental, signé par un au moins des deux parents de l’enfant ou par son tuteur légal.
L’enfant qui se fait vacciner, ainsi que son parent ou tuteur, doivent présenter leur carte d’identité au moment de la vaccination. Si un seul parent est présent, il doit soit présenter l’autorisation parentale signée préalablement par l’autre parent, soit attester par écrit sur l’honneur (sur le formulaire d’autorisation parentale) qu’il dispose de l’accord de l’autre parent.
À partir de 16 ans, l’ado est seul(e) responsable de son choix, car la « majorité médicale » lui est reconnue. Il n’a donc plus besoin du consentement de ses parents.
Pour les jeunes suivant l’enseignement néerlandophone où la vaccination est gérée par le CLB, le consentement est demandé aux parents ou tuteurs jusqu’à l’âge de 12 ans, après quoi il est demandé au jeune directement.
« Les enfants et ados peuvent-ils être vaccinés contre la grippe et le covid ? » 
C’est en tout cas l’avis (9879, publié le 14 juillet 2025) du Conseil Supérieur de la Santé (CSS)5, qui recommande de vacciner les personnes à risque accru de complications liées à la grippe ou « personnes à haut risque », à savoir tout patient à partir de l’âge de 6 mois présentant :
- Une grossesse
- une affection chronique sous-jacente (même stabilisée) d’origine pulmonaire (incluant l’asthme sévère), cardiaque (excepté l’hypertension), hépatique ou rénale,
- une affection métabolique (incluant le diabète),
- une affection neuromusculaire,
- des troubles immunitaires (naturels ou induits),
- un IMC ≥ 40,
- thérapie à l’acide acétylsalicylique au long cours.
Ainsi que les personnes, enfants compris, vivant sous le même toit qu’un nourrisson de moins de 6 mois ou une de ces personnes à haut risque (c’est la stratégie de vaccination dite « cocoon »).
Par ailleurs, la vaccination des enfants de 5 à 11 ans contre le covid est désormais possible en Belgique. Dans son avis 9680 du 17 décembre 2024, le CSS recommande :
- de vacciner les enfants âgés de 5 à 11 ans présentant des comorbidités ou en contact étroit avec des personnes à risque,
- et de proposer la vaccination aux enfants âgés de 5 à 11 ans sans comorbidités, sur base d’un choix individuel et volontaire de l’enfant et de ses parents (ou de son représentant légal).
« Après 18 ans, on peut oublier le calendrier vaccinal ? » 
Sûrement pas ! Même si, dans toutes les régions du pays, les autorités sanitaires insistent surtout sur la vaccination des enfants et des jeunes de 0 à 18 ans, la vaccination concerne aussi les adultes1.
- D’abord parce que les adultes doivent effectuer les rappels des vaccins dont ils ont bénéficié dans l’enfance et dont l’effet ne se prolonge pas toute la vie durant, par exemple la vaccination Diphtérie-Tétanos-Coqueluche (DTC), tous les dix ans. De plus, se faire vacciner à l’âge adulte permet également de rattraper certains oublis de vaccins pendant l’enfance.
- À partir de 65 ans, les vaccinations contre la grippe saisonnière, les infections à pneumocoques, ou le Virus Respiratoire Syncytial (RSV) par exemple, sont particulièrement recommandées, parce que certaines maladies peuvent entraîner des conséquences plus graves à ce stade de la vie.
- De nombreux vaccins sont recommandés ou même obligatoires dans le cadre d’une activité professionnelle qui expose au risque de contracter ou de transmettre une maladie. La vaccination contre l’hépatite A, par exemple, pour les personnes actives dans la chaîne alimentaire ou le personnel travaillant dans des collectivités d’enfants.
- Les femmes enceintes peuvent se faire vacciner pour protéger leur bébé. C’est le cas pour la vaccination contre la coqueluche qui peut être fait avant la 32ième semaine et la vaccination contre le virus respiratoire syncytial (VRS), si l’accouchement est prévu pendant la saison VRS, responsable de bronchiolites en début de vie, entre la 28e et la 36e semaine.
- Avant un départ dans des pays encore touchés par une ou plusieurs maladies évitables par la vaccination, celle-ci peut être obligatoire – un voyageur non vacciné contre la fièvre jaune peut se voir refuser l’entrée dans certains pays – ou fortement recommandée (diphtérie, encéphalite à tiques, fièvre typhoïde, hépatite A…).
N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin.
Voir aussi 
- https://www.vaccination-info.be/. Last access: 06/2026
- https://www.one.be/. Last access: 06/2026
- Ríos-Covian D. et al. From Short- to Long-Term Effects of C-Section Delivery on Microbiome Establishment and Host Health. Microorganisms 2021;9(10):2122. doi.org/10.3390/microorganisms9102122
- https://www.hpvinfo.be/le-virus/. Last access: 06/2026
- https://www.cbip.be/fr/vaccination-contre-la-grippe-hiver-2025-2026/. Last access: 06/2026


